Les énergies renouvelables maintenant !
Préambule
Énergie - environnement
Chauffage
Production d'électricité
Employeurs, chercheurs d'emploi, particuliers, vos annonces prochainement sur etapenergie.com
Vous pouvez nous aider à compléter la galerie photos, l'installation par étape d'une éolienne, d'une centrale solaire, d'une unité de méthanisation ou l'entretien d'un barrage hydraulique sont attendus avec beaucoup d'intérêt.
Nous attirons votre attention sur notre page de recherche d'emploi où vous pourrez sous peu y déposer gratuitement votre CV (métiers liés à l'énergie renouvelable) accompagné si vous le désirez d'une lettre de motivation.
Environnement et développement durable
Nous sommes tous appelés à reconsidérer la part des énergies renouvelables dans notre consommation d'énergie; non parce que nous sommes consommateurs ou avides de faire des économies, mais parce que l'exploitation des énergies renouvelables ne se fera pas sans l'accroissement de la production locale des énergies et de leurs diversifications.
Se prononcer en faveur d'une énergie durable relève aujourd'hui d'une suite d'aménagements aisément réalisables par tout citoyen soucieux de respecter son environnement. Ceux-ci sont facilités par des incitations fiscales et des filières professionnelles maintenant bien au fait des préoccupations de chacun.
Pour acquérir les notions de base, préalables à vos résolutions, etapenergie met à votre disposition une documentation couvrant différents aspects du sujet.
Le site s'organise autour de cinq grandes sections:
- La première; « Préambule », précise ce qu'est une énergie renouvelable.
- La deuxième; « Énergie - environnement » traite de certains mécanismes naturels, de leurs origines et du rôle de chaque énergie renouvelable au sein de la biosphère.
- La troisième section soutient l'utilisation des énergies renouvelables à travers ses emplois les plus courants, notamment le « Chauffage » comme par exemple le chauffe-eau solaire.
- La quatrième; « Production d'électricité » propose d'être son propre producteur d'énergie. La petite éolienne en est un premier exemple; devrait suivre le photovoltaïque.
- Et la cinquième intitulée « Dossiers » présente des alternatives jugées intéressantes.
L'énergie solaire, la plus prolifique des énergies renouvelables ne doit pas masquer les réussites de la petite éolienne ou de la micro-hydraulique, si l'on veut que la phrase vivre avec son environnement ait un sens.
Nous travaillons à ce que le ressort régional parfois local, tisse au moindre coût environnemental les conditions d'épanouissements collectifs et entendons encourager une politique globale responsable, comptable de la cohérence écologique.
Communications
Énergie thermique des mers à la Réunion (14/04/09)
Ce n'est qu'un accord d'étude préalable à l'implantation offshore d'un démonstrateur d'énergie thermique des mers, que le Conseil Régional de l'île de la Réunion avec l'ARER et la DCNS, ont conclu le 07/04/09. Cependant nous en espérons l'émergence d'une technologie leader sur ce domaine, dans le respect et le maintien à l'équilibre des milieux marins.
Les caractéristiques et le coût estimé du démonstrateur ETM de la Réunion devraient être révélés "mi 2009". Selon le communiqué, la Réunion vise l'objectif de substituer avt 2030 l'équivalent électrique de la production charbon actuelle de l'île par l'ETM et souhaiterait être le site stratégique de l'énergie thermique des mers en France (par conséquent, de l'Europe).
L'énergie thermique des mers se résume à exploiter l'écart de température des eaux de surface et des eaux froides profondes; suivant le principe thermodynamique, d'après lequel, l'on peut fournir un travail mécanique à la faveur du transfert de chaleur de sources de températures différentes.
Relevez que son exploitation (circuit ouvert), s'ingère ds les échanges naturels d'énergies et ds les mécanismes de biologie marine, en prélevant localement de gros volumes d'eau. Il conviendra donc de s'accorder sur une dynamique acceptable du développement de l'énergie thermique des mers et à en impacter ostensiblement sa ressource à des limites hydrobiologique et hydrophysique globales (les études sur les données disponibles sont-elles suffisantes ?).
L'énergie thermique des mers ouvre éventuellement une assise stable à la production d'électricité insulaire mais aussi au développement en coproduction, d'activités économiques autour de la valorisation des effluents initiaux ou dérivés, que cette technologie offre à l'aquaculture (nutriments), à la production d'eau douce, au conditionnement au froid... Ce qui nous rend raisonnablement optimiste sur la conduite à terme d'un tel projet en des lieux appropriés.
En introduction de la semaine du développement durable (15/03/09)
L'École d'ingénieur des sciences de l'énergie et technologies avancées: l'ESME, qui fut parmi les premières à proposer ds son cursus les EnRs, débutera ces Assises le 31 mars, semaine du développement durable (du 1er au 7 avril), en la présence des représentants du SER, WWF et du CLER ...
En savoir plus sur la matinée: lire le communiqué de L'ESME-Sudria
L'énergie éolienne aux quatre vents de la planête (13/10/08)
Le contrat de 120 éoliennes entériné le 09/10/08 entre le groupe Vergnet et la Compagnie Nationale Éthiopienne d'Électricité, affiche la détermination du groupe d'accroître sa chaîne de production.
Sur des choix de logistiques et d'ingénieries, Vergnet s'est fait la spécialité d'équiper les zones difficilement accessibles à l'énergie éolienne que sont les régions cycloniques, à faibles infrastructures, ou insulaires. Et de fait à concourir au développement durable de pays du sud, en occupant une niche technologique "abandonné" de la filière: l'éolienne bipale.
Le modèle concerné est le GEV HP, d'un rotor de 62m de diamètre à moyeu oscillant (songer aux hélicoptères ) et d'une hauteur de mat haubané de 70m. L'ensemble est rétractable au sol (raison de l'utilisation d'un rotor bipale).
Sa puissance de 1MW permet d'ouvrir le cercle des énergies renouvelables à l'éolien sur des régions potentiellement avantageuses mais d'exploitation exigeante.
Ds son communiqué de presse Vergnet mentionne la livraison des 30 premières machines dès 2009.
La géothermie RCS appliquée à la centrale de Soultz-sous-Forêts (18/06/08)
De l'actualité écoulée; la mise en réseau de la centrale de géothermie de Soultz-sous-Forêts a retenu notre attention. Cette technique diablement intéressante mérite quelques éclaircissement additionnelles aux informations des médias.
Nous savons que la géothermie se caractérise par une régularité de production qui ne souffre pas des discontinuités de l'éolien ou du solaire. C'est donc une production de base (typiquement le nucléaire) à l'hétérogénéité des sources d'électricité sur un réseau.
La méthode classique est d'utiliser les nappes aquifères.
Le projet de Soultz-sous-Forêt travaille depuis 1987 sur la géothermie RCS (un système de géothermie activé ou EGS). Il consiste à injecter de l'eau à 5000m de profondeur pour récupérer en surface un fluide de 200°C. L'exploitation est précédée par une "activation" ou "stimulation" d'eaux à fortes pressions dans les fissures naturelles, pour en forcer les ouvertures et aménager un réseau actif entre les puits.
Entré dans sa dernière phase de pré-industrialisation (l'EHDRA dressera un bilan de "l'ensemble des résultats" fin sept 2008), le projet devra démontrer sa faisabilité technico-économique avant de s'engager vers la réalisation d'une unité de production de 20 MW électriques en 2015 (un ensemble de 9 puits devrait convenir).
Si cela venait à aboutir l'on parlerait d'un saut technologique de la géothermie profonde en sous-sol "semi-imperméable" (le mot n'appartient pas à la discipline mais reste suggestif). Il serait possible de constituer dans certaines régions d'Europe des réseaux de petites unités produisant 500 MW électriques.
Aménagement hydro-électrique de la Verna (05/04/08)
Un lieu connu des spéléologues, l'immense pièce de la Verna du gouffre de la Pierre-Saint-Martin ds les Pyrénées héberge depuis le 02/04/08 la retenue d'eau d'une petite centrale hydraulique.
Réalisé par la SHEM (Société Hydro Électrique du Midi) filiale du groupe Suez, pour un investissement de 6 millions d'euros sur 2 ans de travaux, ce bassin d'eau artificielle à 700 mètres de profondeur aspire ... d'être totalement intégré au milieu naturel.
; son cadre en fait une singularité en matière d'aménagement de production électrique.
L'eau est acheminée en contrebas sur près de 4km par une conduite forcée jusqu'au village de Sainte-Engrâce, la petite centrale hydraulique est d'une puissance installée de 4 MW.
Commercialisée par Electrabel sous la marque Alpenergie, la production sera contrôlée annuellement par le TÜV-SUD (Association pour la Surveillance Technique: Technischer Überwachungs-Verein) en vue d'une certification EE-02 (label de certification verte qui atteste que la vente d'électricité n'excède pas la production réelle du fournisseur d'énergie: assure au client signataire d'un contrat de fourniture d'électricité verte, une équivalence 100% énergie renouvelable à sa consommation).
L'investissement individuel des intervenants sur un chantier où des spécialistes de la spéléologie ont été appelés et les machines non adaptées aux contraintes du site, est difficilement imaginable. Ce projet succédait à celui d'EDF abandonné en 1960, expliquant de fait son faible coût.
Sur ce même communiqué de presse, le Groupe Suez informe que la SHEM, producteur d'électricité hydro-électrique convoite d'étendre sa capacité de production sur l'éolien et le photovoltaïque.
L'énergie qui nous veut du mal: le biocarburant (26/03/08)
Tant est conséquent la transition vers une économie durable, les propositions de la Commission Européenne du 23/01/08 se soustrayaient difficilement aux intérêts particuliers des états membres (chacun travaillant à en limiter sa part d'effort), plus surprenant a été le maintien annoncé de 10% de biocarburant à l'horizon 2020. Un nom tout vert fait de forêts brûlées, de cultures intensives. L'éthanol se décline bioéthanol et diestel, biodiesel.
Paul Crutzen, prix Nobel de Chimie 95 pour ses travaux sur l'altération de la couche d'ozone stratosphérique avait alors déjà publié sur Atmospheric Chemistry and Physics Discussions la conclusion d'une équipe internationale. Elle mettait en évidence le protoxyde d'azote (N2O) émis en agriculture intensive; un gaz à effet de serre 296 fois plus opérant que le CO2 (dioxyde de carbone) et en réévaluait à la hausse le taux d'émission estimé par le GIEC.
La confirmation de cette étude en cours d'examen par la communauté scientifique ferait du biocarburant (colza, blé, maïs) un émetteur de gaz à effet de serre surpassant l'énergie fossile.
Aux détracteurs du bilan énergétique et environnementale du "gros des carburants" de première génération s'ajoutait un homme de renom.
Ce qu'il y a de nouveau est la déclaration émanant d'un dirigeant de l'agroalimentaire; Peter Brabeck, PDG de Nestlé, évoque dans NZZ am Sonntag (du 23/03/08) les conditions dans lesquelles se déroule la production des agrocarburants: détournement de culture, accroissement des besoins en eau et hausse du prix du maïs (entraînant vers le haut ceux du soja et du blé). ... accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable.
Même si cette intervention d'un des leaders de l'agroalimentaire laisse songeur, elle renforce l'opinion des risques que fait peser le biocarburant sur la ressource de matière première alimentaire (fait echo aux avertissements du PAM).
L'Europe maintiendra apparemment un minima/maxima de 10% qui répond aux engagements politiques et aux investissements faits, peut-être une manière de couper la poire en deux et d'ouvrir la porte aux OGM toujours mal perçus par le consommateur, mais ce n'est là qu'extrapolation personnelle pour conclure ce billet.
La radioactivité; piqûre de rappel (20/01/08)
La radioactivité désigne la propriété qu'ont certains noyaux d'atomes d'émettre des rayonnements électromagnétiques, autrement dit, des particules.
Présente à l'état naturel dans les roches elle ne porte pas atteinte aux populations (abstraction faite de lieux exclusifs et de l'argon); l'humanité s'accorde fort bien de cette pollution naturelle.
À ceci s'ajoute la pollution artificielle des "essais" militaires passés et de l'industrie nucléaire; l'on songe aux accidents survenus comme celui de la centrale de Tree Mile Island en 1979 aux États Unis mais aussi:
- à l'extraction d'uranium; émanation radioactive, détritus sur le site
- aux rejets gazeux et liquides d'une centrale nucléaire en activité (de l'avis des professionnels insignifiants),
- aux produits des déchets de l'industrie nucléaire (transport, stockage, démantèlement),
- aux incidents (par définition mineurs).
Sans omettre; l'ionisation des aliments (rayons gammas), les actes et pratiques médicales, le marquage radioactif industriel.
Ces sources diffuses accroissent le danger d'une contamination de la chaîne alimentaire; évaluer les risques à partir des seules pollutions locales (quantifiables) est insuffisant.
La population peut s'informer auprès d'organismes d'états comme la CCSN au Canada ou d'associations indépendantes comme la CRIIRAD en France des radiations auxquelles l'individu s'expose au cours de sa vie.
